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La
vie de Gilles Binchois |
| Fils d'un bourgeois de
Mons, il fut ordonné prêtre, peut-être après avoir été soldat.
Si l'on ignore tout de sa formation musicale, il est cité pour la
première fois en 1419, comme organiste de la collégiale de Mons.
Installé à Lille vers 1423, il est alors, pour un temps, au service
du Duc de Suffolk, dont les armées anglaises occupent le Nord de la France, mais dès
1426, on le retrouve en Hainaut, à la cour du Duc Philippe le Bon, où il va faire
l'essentiel de sa carrière.
Il semblerait notamment que son seul motet connu, Nove cantum melodie,
ait été composé à l'occasion du baptême du prince de Bourgogne, Antoine, en 1431, et
que Binchois fut associé aux réjouissances du "Voeu du faisan", à Lille, où
a été exécutée la célèbre chanson "Je ne vis oncques la pareille"
(attribuée par d'autres sources à Dufay, mais les deux musiciens furent
en contact étroit).
Retiré, à la fin de sa vie (1452), à Soignies (près de Mons), où
il devient prévôt de la collégiale Saint-Vincent, il meurt en 1460.
Bien que souvent cité comme un compositeur de musique religieuse dans
les textes de l'époque, ce sont surtout les oeuvres profanes qui nous sont parvenues,
dont certaines connurent une grande popularité.
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Les
uvres de Gilles Binchois |
| 54 chansons, presque toutes à trois
voix (47 rondeaux et 7 ballades).
Toutes chantent l'amour courtois, sur des poèmes d'auteurs souvent
inconnus, parfois célèbres, comme Christine de Pisan, Alain Chartier ou Charles
d'Orléans.
Leur beauté mélodique et la mélancolie qui s'en dégage, qui en font
le prototype de l'art de cour au XVe s., permettent de classer Binchois parmi les grands
compositeurs de l'époque, bien qu'il reste par ailleurs assez traditionnel.

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