| 
La
vie de Déodat de Severac |
| Originaire d'une vieille
famille du Languedoc - son père, peintre, lui transmettra très tôt cet amour du terroir
qui court dans toute son oeuvre - il commence ses études musicales à Toulouse, avant de
monter à Paris, où il est l'élève, à la Schola Cantorum, de Vincent d'Indy et d'Albéric Magnard (1897-1907).
Mais il fuit le parisianisme, militant en faveur d'une vraie musique
"régionale", issue du terroir (comme il l'explique dans sa thèse La
Centralisation et les petites chapelles, 1908), et se retire définitivement en Languedoc.
Il y compose Le Chant de la terre (1900), dans un langage coloré et
vivant, très personnel, que l'on retrouvera dans les recueils suivants, En Languedoc,
Baigneuses au soleil, et dans la suite Cerdana (1904-1911), son chef-d'oeuvre, où il
chante avec amour les hommes et les paysages de son terroir.
L'écriture brillante ce ces pièces, qui séduiront le grand pianiste
Ricardo Vinès, ami et créateur de nombreuses oeuvres de Debussy, Albeniz, Ravel, traduit aussi la saveur et la luminosité caractéristique de l'art de
Séverac.
A ce titre, Séverac fut probablement un des musiciens les plus
originaux de sa génération.
|
Les
uvres de Déodat de Severac
|
| Pour piano: Le Chant de la terre (1900), En
Languedoc (1904), Baigneuses au soleil (1908), Cerdaña (1904-1911), En vacances (1912),
Sous les lauriers roses (1918); mélodies: Plusieurs recueils, dont A l'aube dans la
montagne (1906), Flors d'Occitania (1912), en langue d'oc; musique pour le théâtre: Le
Coeur du moulin, poème lyrique en deux actes (1908), Héliogabale, tragédie lyrique en
trois actes (1910): ecrits: La Centralisation et les petites chapelles (1908).

|
|