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La
vie de Charles Tournemire |
| Elève de Franck et de Widor au Conservatoire de Paris, il succède à son maître (après
Gabriel Pierné) à la tribune de Sainte-Clotilde (1898), avant d'être nommé professeur
de la classe d'ensemble du Conservatoire (1921).
Connu surtout comme organiste, il mène une carrière internationale de
concertiste, et se révèle un des plus grands improvisateurs de son temps.
Esprit indépendant, au langage très personnel, dans la lignée
franckiste mais sachant s'en affranchir, Tournemire ajoute une dimension religieuse à son
oeuvre, nourrie d'une foi ardente - celle d'un grand mystique.
S'il est surtout connu aujourd'hui pour son oeuvre d'orgue - et d'abord
le monumental corpus de L'Orgue mystique (1927-32), composé de 52 offices (un par
dimanche) basés sur le plain-chant grégorien - on rédécouvre petit à petit le
musicien de chambre, et surtout le symphoniste, dont l'oeuvre paraît, en ce premier quart
du vingtième siècle, d'une importance majeure.
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Les
uvres de Charles Tournemire
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| Pour orgue: L'Orgue mystique, 52
offices de l'année liturgique inspirés du chant grégorien (1927-32), Chorals-poèmes
sur les sept dernières paroles du Christ, Sei Fioretti de Saint-François d'Assise;
symphonies: Symphonie chorale, Sinfonia sacra; pour piano: Douze préludes-poèmes, Etudes
de chaque jour; musique de chambre: Sonate-poème pour violon et piano, Musique orante,
pour quatuor à cordes; pour orchestre: Huit symphonies (1900-1924), dont n°1
"Romantique", n°2 "Ouessant", n.3 "Moscou", n°4
"Pages symphoniques", n.6 pour soli choeur et orgue, n.7 "Les Danses de la
vie"; ecrits: De la haute mission de l'organiste d'Eglise, inachevé (sur le rôle
liturgique de l'organiste).

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