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Camille Saint-Saëns

(1835 - 1921)

[ Saint-SaensComposers | Mp3 | Home Page ]

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The Operas of  Camille Saint-Saëns

 

 
"La Princesse jaune"

 

Opera in One Act
 
Libretto by Louis Gallet
 
Music by Camille Saint-Saëns
 
 
 


Cast:
 
Léna, soprano
Kornélis, tenor
 
 
 


Intérieur hollandais.
Au fond, une grande verrière qui laisse voir la rue.
Deux portes latérales.
Grande table de travail chargée de papiers et de livres.
 
Sur un panneau, une figure de femme japonaise.
 
Au-dessous du panneau, ume selle tournante
sur la quelle est une faïence à fleurs à demi-peinte.
A côté, un escabeau chargé de pinceaux et de couleurs.
Sur un autre panneau, une horloge.
 
Matin d'un jour d'hiver.
Les maisons, aperçues vaguement à travers
la verrière du fond sont couvertes de neige.
 
Léna, qui est amoureuse de son cousin,
le peintre Kornélis, vient le voir dans son atelier.
Elle ne trouve personne au logis.
Le désordre règne dans la pièce
et la lampe épuisée prouve
que le peintre a veillé toute la nuit
devant le portrait de la princesse Ming,
au milieu de livres tous relatifs à l'Orient.
En rangeant volumes et papiers,
Léna découvre une lettre inspirée à Kornélis
par la contemplation de l'estampe.

 
 
LENA
 
(lisant)

Outsou-sémi-si-kamini
O Ming! si mon corps est esclave
Tayénéba-hareité
S'il ne peut briser son entrave
Asa-nagéku-ki-mi-sakariité
Par des rêves d'amour bercée,
Waga-korou-kimi,
Vers toi s'envole ma pensée!
Ellle s'appelle Ming!
 
(avec colère)

Il écrit tout cela
Pour une sotte figure,
Pour un magot!... Il perd le sommeil, et voilà
Qu'il ne va plus songer qu'à cette créature!
 
(reprenant sa lecture)

Waga-ko-in-kimi-zo-kizou-nou,
Dans l'humble nid de ma tendresse,
Yo-imé-ni-miyé-tsaurou,
Tu règnes seule, ô ma maîtresse!
 
(Elle froisse le manuscrit et le jette.)

Oh! c'est indigne! Et je le souffrirais!
Pourtant, il ne sait rien, et je ne puis rien dire
De mes tourments secrets.
 
(Elle va vers l'image et la menace du geste.)

Toi qu'il évoque en son délire,
Je te hais!...
Quel est ton pouvoir?
Faut-il donc avoir,
Dis sorcière
De longs yeux bridés
Et des traits fardés
Pour lui plaire?
Est-ce un col d'oiseau,
Un bras en fuseau?
Est-ce encore,
Fille de Satan,
Un teint de safran
Qu'il adore?
Ah! si j'étais faite ainsi,
Peut-être, il m'aimerait aussi!
Ta présence m'irrite,
Et je t'arracherais,
Si j'osais!
Image maudite,
Je te hais!...
 
 
(La porte s'ouvre. Kornélis entre, sans voir Léna,
jette son manteau tout neigeux sur un meuble et vient déposer,
avec précaution, sur la table,
des fioles et d'autres objets qu'il tire de ses poches.)
 
(L'un des flacons rapportés contient une drogue.
Léna, inquiète, signale sa présence et interroge Kornélis.
Celui-ci se dit très heureux et remercie Léna pour sa sollicitude.
Elle n'est pas dupe et sait très bien que son cousin aspire à être ailleurs,
en Asie. Il en convient lui-même.)

 
KORNELIS
J'aime, dans son lointain mystère,
Un pays vermeil,
Ecrin rayonnant que la terre
A pris au soleil!
Là, dans les ondes irisées,
Se joue en nageant,
Autour des jonques pavoisées,
Le dragon d'argent
Ah! là sont les toits de porcelaine,
Les murs de tapis
Où les dieux, sur des lits d'ébène,
Rêvent accroupis.
Là, sous la frêle balustrade,
Les hôtes charmés
Goûtent, dans des coupes de jade,
Des vins parfumés.
Tandis qu'alentour d'eux éclate
Quelque gai concert,
Un bouffon, vêtu d'écarlate,
Gravement les sert.
Des femmes, en robes brodées
Viennent à leur tour,
Emplissant les coupes vidées
Du vin de l'amour.
Ici, rien que l'ennui sans borne!
Vainement, je veux
T'oublier pour notre ciel morne,
Beau ciel radieux!
Je t'aime, en ton lointain mystère,
Ô pays vermeil,
Ecrin rayonnant que la terre
A pris au soleil!
 
 
(Celui que Léna aime va chercher bien loin son bonheur!
Par curiosité, elle veut examiner les flacons
et les objets que Kornélis a ramenés.
Les questions de Léna l'irritent tant qu'il s'empare des fioles
et disparait dans sa chambre.
Restée seule, Léna laisse éclater son amertume.)

 
LENA
Je faisais un rêve insensé.
A la raison, il faut me rendre
Adieu, respoir tant caressé!
Il ne veut ni voir ni comprendre.
Ni mes regards, ni ma rougeur,
Ni ma main tremblant dans la sienne,
Il n'est rien dont il se souvienne
Rien qui livre à l'ingrat le secret de mon coeur.
La tendresse qui m'est chère
Est pour lui sans prix:
Il s'est épris
D'une chimère!
C'est fini! Maintenant, je veux
A jamais lui cacher ma vie
Et guérir mon coeur amoureux
De sa folie,
Et, si le sort défend que je l'oublie,
Je souffrirai du moins loin de ses yeux.
Il ne veut ni voir ni comprendre!
Adieu, l'espoir tant caressé!
A la raison, il faut me rendre:
Je faisais un rêve insensé!
 
 
(Elle sort lentement.)
 
(Kornélis revient dans la pièce.
Il tient en main le flacon de drogue et une coupe.
Il s'arrête longuement devant l'estampe, puis boit le contenu de la coupe.
Il fait quelques pas vers le portrait de la princesse
et la regarde avec extase.)

 
KORNELIS
Vision dont mon âme éprise,
Dans le murmure de la brise,
Cherche la voix,
Dans le sommeil et dans la veille,
Pure, vermeille,
Je t'appelle et je te revois.
Anime-toi, respire!
J'ai compris ce que veulent dire,
Avec leur éternel sourire,
Tes grands yeux noirs fixés sur moi.
Anime-toi!
Rouvre tes lèvres closes,
Plus roses
Que la fleur du pêcher!
Penche vers moi ton front d'agate,
Que ta main délicate
Frémisse à mon toucher!
Anime-toi, respire!
J'ai compris ce que veulent dire,
Avec leur éternel sourire,
Tes grands yeux noirs fixés sur moi.
Anime-toi!
 
 
(Son regard ne quitte plus l'image de Ming,
tandis que peu à peu il s'éloigne d'elle.
Il arrive ainsi jusqu'à son fauteuil, où il s'assied lentement.
Bientôt sa tête se renverse sur le dossier et ses bras se détendent.
Il murmure quelques syllabes entrecoupées,
et enfin reste comme extasié.
Léna entre, arrange sa selle à peindre sans rien dire
et cherche ses couleurs.
Elle aperçoit Kornélis, toujours immobile dans le fauteuil.)
 
(Léna interroge son cousin, mais celui-ci,
perdu dans son rêve, n'entend rien. Vexée,
Léna s'assied et commence à peindre.)

 
KORNELIS
 
(halluciné)

Ah! quel nuage d'or s'ouvre devant mes yeux!
Quelle immensité rayonnante s'étend sous le ciel lumineux!
Au loin, vers les horizons bleus,
S'ébauchent les palais d'une ville flottante!...
 
 
(Il s'est levé et fait quelques pas.)

 
LENA
 
(avec affectation, sans quitter son travail)

Je n'irai plus à la danse,
Avril en vain recommence;
Laissez-moi, beaux fiancés,
Tous mes printemps sont passés
Car mes yeux se sont lassés
A pleurer mon espérance.
Avril en vain recommence:
Laissez-moi, beaux fiancés.
 
KORNELIS
Je te salue, ô pays japonais!
 
(Pendant ce qui précède, le décor s'est modifé peu à peu,
suivant les indications de Kornelis,
et se transforme complètement, de façon à représenter
un intérieur et un paysage japonais.)

C'est la réalité!... Par la fenêtre ouverte,
Voici la foule des marchands,
Voici les pagodes, les champs,
Les maisons et la plaine verte
D'où s'exhale vers moi, par la brise porté
Le fin parfum du thé!
Voici le toit de joncs et la muraille peinte,
Les tentures de soie aux riantes couleurs,
Et les monstres d'airain qui défendent l'enceinte
Des jardins tout en fleurs.
Rien, si ce n'est l'idole que j'appelle,
Ne manque ici!
Ma vision charmante, où donc est-elle?
 
 
(A ce moment, ses yeux s'arrêtent sur Léna,
dont le costume s'est aussi transformé,
et qui parait vêtue en Japonaise,
dans la même pose et avec les mêmes habits
que ceux de Ming.
A la place de l'image attachée à la muraille,
on en voit une autre qui représente
une Hollandaise habillée comme Léna,
dans la première partie de son rôle.)

 
KORNELIS
Dieux! la voici!
Je n'ose plus lui parler... Qu'elle est belle!
 
LENA
 
(se retournant à ce cri)

Qu'as-tu donc, Kornélis?
 
KORNELIS
 
(suppliant)

Oh! reste, reste ainsi!
Ne me demande pas encore
Ah! je rêve sans doute!
Pourquoi je viens, ce que je veux,
Et laisse s'enivrer mes yeux
De ta beauté, trésor que ta jeune âme ignore!
 
LENA
 
(se levant tout émue)

Kornélis!
 
(à part)

Il sait donc le secret de mes voeux!
 
(haut)

Que veux-tu dire?
 
KORNELIS
 
(follement)

Je t'adore!
Ah! ne refuse pas de croire à mes serments.
 
LENA
 
(à part)

Quelle subite ardeur l'entraîne
 
(haut, avec un peu de colère)

Non, tu mens!
 
KORNELIS
Mais, je te jure!…
 
LENA
 
(d'un air de pitié moqueuse)

Une trop longue veille
Sans doute, a troublé tes esprits.
 
KORNELIS
Ton coeur sommeille:
Je veux le réveiller
Ne m'as-tu pas compris?
 
LENA
Reviens à toi!
 
KORNELIS
Quoi, tu me fuis, coquette,
Et tu doutes de moi!
Rassure ton âme inquiète.
Ah! pour te conquérir, il n'est rien qui m'arrête,
Et je ne vivrais pas si ce n'était pour toi!
 
LENA
Ah! je rêve sans doute!
Il me parle d'amour!
 
KORNELIS
Quoi! tu me fuis, coquette...
 
LENA
Ah! je rêve sans doute!
Il me parle d'amour!
 
KORNELIS
Et tu doutes de moi!
Ah! pour te conquérir, il n'est rien qui m'arrête,
Et je ne vivrais pas si ce n'était pour toi!
 
LENA
Ah! je rêve sans doute
Il me parle d'amour!
Et mon coeur frémissant l'écoute,
Et j'ai peur de comprendre enfin, et je redoute
L'espoir léger qui peut s'envoler sans retour.
 
(se reprenant)

Non! vainement tu parles de tendresse;
Je le sais trop, va, ta seule maîtresse
Est celle dont l'image est là!
 
KORNELIS
 
(sans voir l'image)

Cette image! Oh! je la déteste.
Je parle, tu m'entends, que m'importe le reste!
Je n'aime que toi!
 
LENA
 
(avec insistance)

Mais regarde-la!
 
KORNELIS
 
(tendrement)

A quoi bon? Ecoute
L'amoureuse chanson que tu connais sans doute,
Et que d'une timide voix,
En t'invoquant tout bas, je murmure parfois:
"Sur l'eau claire et sans ride
Glisse mon bateau;
Il a le hasard pour guide;
Moi, je regarde dans l'eau.
Au-dessus du flot tranquille
Est le grand ciel argenté
Où, dans sa sérénité,
La lune plane immobile
Le ciel est dans l'onde encor,
Et quand un nuage passe
Sur le front de l'astre d'or,
Je le vois dans les flots comme dans une glace
Et je crois que mon bateau
Glisse sur le ciel et non pas sur l'eau!
C'est ainsi que ton image,
Ô beauté pure, à qui mon amour appartient,
Comme le ciel et l'astre, et le nuage,
Se reflète en mon coeur, humble miroir du tien!"
 
LENA
Je ne comprends rien à ta poésie!
Pourquoi ne pas parler comme nous parlons tous?
 
KORNELIS
Chère enfant, toi que j'ai choisie,
Tends-moi la main… Viens, aimons-nous!
 
LENA
 
(s'éloignant)

Tu vas trop vite
 
KORNELIS
Un mot de grâce!
 
LENA
Que puis-je te répondre?
 
KORNELIS
Ah! si ton coeur m'entend,
S'il a de mon amour conservé quelque trace,
Ne me repousse pas
 
LENA
 
(naïvement)

Je t'aime… Es-tu content?
 
KORNELIS
Elle m'aime! Ô douce parole!
Ah! quand de ta lèvre s'envole
Ce mot si longtemps espéré,
Tu ne peux refuser à ma tendresse un gage.
 
LENA
Un gage?
Emue et tremblante,
 
KORNELIS
Un seul baiser!
 
LENA
Non pas!
 
(Elle s'enfuit.)

 
KORNELIS
 
(chancelant)

Je le prendrai.
 
LENA
Jamais!
 
KORNELIS
Ingrate!
 
LENA
Adieu ! Quand tu seras plus sage,
Peut-être je te reviendrai.
 
KORNELIS
 
(lui barrant le passage)

La lutte serait vaine,
Tu ne partira pas!
 
LENA
Ah! laisse-moi!…
 
(à part)

J'ai peur!
 
KORNELIS
Mon âme est pleine
D'un fol amour que tu partageras!
 
LENA
De grâce!
 
KORNELIS
 
(avec éclat)

Non! tu resteras!
 
LENA
 
(tremblante et indécise)

Kornélis!
 
KORNELIS
Je le veux!
 
LENA
 
(se dirigeant vers la porte)

Si je pouvais m'enfuir!
 
KORNELIS
 
(la ramenant en scène)

Je t'ai prise enfin!
 
LENA
Ah!
 
 
(Elle veut se dégager de l'étreinte de Kornélis
qui l'entraîne malgré sa résistance.)

 
KORNELIS
Indocile amante,
Tu m'obéiras!
Je te sens, tremblante,
Frémir dans mes bras.
Captive charmante,
Ne t'envole pas!
 
LENA
 
(luttant et suppliant)

Prière impuissante!
Vains efforts, hélas!
Sa voix m'épouvante;
Mais je ne veux pas,
Rester dans ses bras!
 
 
(Léna parvient à s'enfuir et disparaît avant
que Kornélis ait pu essayer de la suivre.)

 
KORNELIS
 
(la poursuivant)

Elle est partie! Hélas! où donc est-elle?
Elle s'en va, la cruelle,
Inexorable au cri de mon amour!
Ô Ming! je te veux, je t'appelle;
Ne t'envole pas sans retour.
 
(Avec égarement, tandis que les objets
qui l'environnent reprennent leur forme première.)

Non! tout pâlit, tout s'éteint. La nuit sombre
Me gagne. Mes regards vont se noyant dans l'ombre.
Où suis-je?Au loin se meurt, en de vagues accents,
Le bruit des gongs retentissants.
Ah! j'expire!
 
 
(Il tombe dans un fauteuil et y reste comme foudroyé.)

 
 
(Léna, revient et constate que Kornélis est calmé.
A sa grande surprise, elle lui répète les paroles
de la chanson dédiée à la princesse Ming.
Ce mystère expliqué, il comprend qu'il n'a pas quitté sa maison.
Quant à l'estampe, elle lui parait moins belle qu'auparavant:
il manque aux yeux de la princesse la lumière
que leur avait prêtée le regard de Léna. La réalité a vaincu le rêve:
Kornélis déclare enfin son amour pour sa cousine.)

 
KORNELIS
Ce doux mot qu'ignorant de moi-même
Je n'avais pas compris!
Tes lèvres, à mon coeur, pour toujours l'ont appris.
Si tu m'as pardonné, redis le-moi; je t'aime!
 
LENA
 
(riant)

Ah! ah! Quelle ardeur nouvelle!
L'amour dont ton coeur est plein
Tourne, tourne, comme l'aile
D'un moulin!
 
KORNELIS
Je me réveille d'un songe.
Hélas! Pourquoi
Rire de moi?
Léna!... mon seul amour.
 
LENA
Mensonge!
 
(moqueuse)

Vous étiez épris
D'un trésor sans prix.
Ming était l'idole choisie!
Elle vous déplaît,
C'est bien: mais, quelle est
Maintenant votre fantaisie?
Allez-vous, jaloux,
D'un amour étrange,
Demander au Gange
S'il n'a pas pour vous,
Riante chimère,
Quelque bayadère
Aux regards plus doux?
Allez-vous encore
Chercher aux pays
Que le soleil dore
De blanches houris
Ou choisir pour reine
Une Ethiopienne
Dont le regard luit
Sous un front d'ébène
Aux cheveux de laine
Plus noirs que la nuit?
J'attends qu'il vous plaise
De vous déclarer,
Et si mon avis peut vous éclairer,
Daignez croire, cousin, que j'en serai bien aise.
 
 
(Elle lui fait une grande révérence ironique
et se dispose à sortir.)

 
KORNELIS
 
(la retenant)

Méchante enfant!
 
LENA
 
(rieuse)

Non!
 
KORNELIS
C'est toi que j'aime!
 
LENA
Le Japon est charmant!
 
KORNELIS
Au diable le Japon!
 
(avec entrain)

Viens, je veux m'enivrer de joie et de tendresse.
Je veux retrouver ma jeunesse!
Qu'on est heureux d'aimer et que le ciel est bon!
 
(bruit d'instruments au dehors)

Entends cette musique au loin! C'est la kermesse!
Allons danser, veux-tu?
 
LENA
 
(à part)

Je voudrais dire non!
 
KORNELIS
Viens! viens! n'écoute pas ta mauvaise pensée,
Ne retarde pas mon bonheur,
Léna, ma fiancée,
Ma seule idole, viens!
 
LENA
 
(après un mouvement d'hésitation)

Ah! je n'ai pas de coeur!
 
 
(Elle reste confuse devant Kornélis
qui l'attire dans ses bras.)

 
KORNELIS
Félicités promises
A nos âmes éprises,
Votre jour est venu!
L'amour chasse le doute
Et nous montre la route
Du paradis perdu!
L'aube en mon coeur se lève
Et dissipe le rêve
Qui l'avait égaré.
Réalité charmante,
Va, ne crains plus qu'il mente
A ce qu'il t'a juré! etc.
 
LENA
Félicités promises
A nos âmes éprises,
Votre jour est venu!
L'amour chasse le doute
Et nous montre la route
Du paradis perdu!
L'aube en son coeur se lève
Et dissipe le rêve
Qui l'avait égaré.
Réalité charmante
Je ne crains plus qu'il mente
A ce qu'il m'a juré! etc.
 
F I N