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Manuel de Falla

(1876 - 1946)

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The Lieder of Manuel de Falla


Lieder – index: 


a) "Siete Canciones Populares Españolas"
b) Chinoiserie
c) Les Colombes
d) Seguidille

a) "Siete Canciones Populares Españolas"
 
Traditional Spanish folksongs
Music by Manuel de Falla

1.El Paño Moruno
2.Seguidilla Murciana
3.Asturiana
4.Jota
5.Nana
6.Canción
7.Polo

1. El Paño Moruno
 
Al paño fino, en la tienda,
una mancha le cayó;
Por menos precio se vende,
Porque perdió su valor.
¡Ay!

2. Seguidilla Murciana
 
Cualquiera que el tejado
Tenga de vidrio,
No debe tirar piedras
Al del vecino.
Arrieros semos;
¡Puede que en el camino
Nos encontremos!
Por tu mucha inconstancia
Yo te comparo
Con peseta que corre
De mano en mano;
Que al fin se borra,
Y créyendola falsa
¡Nadie la toma!

3. Asturiana
 
Por ver si me consolaba,
Arrime a un pino verde,
Por verme llorar, lloraba.
Y el pino como era verde.

4. Jota
 
Dicen que no nos queremos
Porque no nos ven hablar;
A tu corazón y al mio
Se lo pueden preguntar.
Ya me despido de tí,
De tu casa y tu ventana,
Y aunque no quiera tu madre,
Adiós, niña, hasta mañana.
Aunque no quiera tu madre...

5. Nana
 
Duérmete, niño, duerme,
Duerme, mi alma,
Duérmete, lucerito
De la mañana.
Naninta, nana.

6. Canción
 
Por traidores, tus ojos, voy a enterrarlos;
No sabes lo que cuesta,
"Del aire"
Niña, el mirarlos.
"Madre a la orilla"
Niña el mirarlos.
"Madre"
Dicen que no me quieres,
Y a me has querido...
Váyase lo ganado,
"Del aire"
Por lo perdido,
"Madre a la orilla"
Por lo perdido,
"Madre"

7. Polo
 
¡Ay!
Guardo una, ¡Ay!
¡Guardo una pena en mi pecho
Que a nadie se la diré!
Malhaya el amor, malhaya,
¡Ay!
¡Y quien me lo dió a entender!
¡Ay!

b) "Chinoiserie"
 
Text by Théophile Gautier (1811-1872)
Music by Manuel de Falla
 
Ce n'est pas vous, non, madame, que j'aime,
Ni vous non plus, Juliette, ni vous, Ophélia, ni Bétrix,
Ni même Laure la blonde, avec ses grands yeux doux.
Celle que j'aime à présent, est en Chine;
Elle demeure avec ses vieux parents,
Dans une tour de porcelain fine,
Au fleuve Jaune, où sont les cormorans.
Elle a des yeux retroussés vers les tempes,
Un pied petit à tenir dans la main,
Le teint plus clair que le cuivre des lampes,
Les ongles longs et rougis de carmin.
Par son treillis elle passe sa tête,
Que l'hirondelle en volant vient toucher,
Et, chaque soir, aussi bien qu'un poëte,
Chante le saule et la fleur du pêcher.

c) "Les Colombes"
 
Text by Théophile Gautier (1811-1872)
Music by Manuel de Falla
 
Sur le coteau, là-bas où sont les tombes,
Un beau palmier, comme un panache vert
Dresse sa tête, où le soir les colombes
Viennent nicher et se mettre à couvert.
Mais le matin elles quittent les branches
Comme un collier qui s'égrène, on les voit
S'éparpiller dans l'air bleu, toutes blanches,
Et se poser plus loin sur quelque toit.
Mon âme est l'arbre où tous les soirs comme elles,
De blancs essaims de folles visions
Tombent des cieux, en palpitant des ailes
Pour s'envoler dès les premiers rayons.

d) "Seguidille"
 
Text by Théophile Gautier (1811-1872)
Music by Manuel de Falla
 
Un jupon serré sur les hanches,
Un peigne énorme à son chignon,
Jambe nerveuse et pied mignon,
Oeil de feu teint pâle et dents blanches,
Alza! Ola! Voilà! La véritable manola!
Gestes hardis, libre parole,
Sel et piment à pleine main,
Oubli parfait du lendemain,
Amour fantasque et grâce folle,
Alza! Ola! Voilà! La véritable manola!
Chanter, danser aux castagnettes,
Et dans les courses de taureaux,
Juger les coups des toreros,
Tout en fumand des cigarettes,
Alza! Ola! Voilà! La véritable manola!

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