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Richard Wagner

(1813 - 1883)

 

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The Lieder of Richard Wagner


Lieder – index:

1. Der Tannenbaum
2. Dors, mon enfant
3. Es ist bestimmt in Gottes Rat, WWV 92.
4. Gruß seiner Treuen an Friedrich August den Gelibten
5. L'attente
6. Les adieux de Marie Stuart
7. Les deux grenadiers, WWV 60
8. Mignonne
9. Tout n'est qu'images fugitives
10. "Fünf Gedichte für eine Frauenstimme und Klavier"

a) Der Engel
b) Stehe still!
c) Im Treibhaus
d) Schmerzen
e) Träume

11. "Sieben Kompositionen zu Goethes Faust"

a) Lied der Soldaten
b) Bauern unter der Linde
c) Branders Lied
d) Lied des Mephistopheles I
e) Meine Ruh ist hin
f) Melodram Gretchens
g) Lied des Mephistopheles II 

1. "Der Tannenbaum"


Text by Georg Scheurlin
Music by Richard Wagner

Der Tannenbaum steht schweigend,
Einsam auf grauer Höh';
Der Knabe schaukelt im Nachen
Entlang dem blauen See.
 
Tief in sich selbst versunken
Die Tanne steht und sinnt,
Der Knabe kos't der Welle,
Die schäumend vorüberrinnt.
 
"Du Tannenbaum dort oben,
Du alter finstrer Gesell,
Was schaust du stets so trübe
Auf mich zu dieser Stell'?"
 
Da rühret er mit Trauern
Der dunklen Zweige Saum,
Und spricht in leisen Schauern,
Der alte Tannenbaum:
"Daß schon die Axt mich suchet
Zu deinem Todenschrein,
Das macht mich stets so trübe,
Gedenk' ich Knabe, dein."

2. "Dors, mon enfant"

 
Text by Anonymous
Music by Richard Wagner

Dors entre mes bras,
Enfant plein de charmes!
Tu ne connais pas
Les soucis, les larmes;
Tu ris en dormant,
À ton doux sourire,
Mon coeur se déchire;
Dors, ô mon enfant!
 
Dors sur les genoux
De ta pauvre mère,
Car le sort jaloux
T'a ravi ton père;
Je veille en tremblant
Sur ta faible enfance,
Dors, mon espérance,
Dors, ô mon enfant!
 
Dors et ne crains rien,
Car si tu sommeilles,
Ton ange gardien,
Ta mère, te veille,
Le repos descend
Sur ton front candide,
Dors sous mon égide,
Dors, ô mon enfant!

3. "Es ist bestimmt in Gottes Rat"

 
Text by Ernst Freiherr von Feuchtersleben (1806-1849)
Music by Richard Wagner, "Es ist bestimmt in Gottes Rat" (1858), WWV 92
 
See also:

Ferruccio Busoni (1886-1924), "Es ist bestimmt in Gottes Rat", op. 24 no. 2 (1879)
Felix Mendelssohn-Bartholdy
(1809-1847), "Volkslied", op. 47 no. 4 (1839)
Othmar Schoeck (1886-1957), "Es ist bestimmt in Gottes Rat", ohne opus 24 (1906)

Es ist bestimmt in Gottes Rat,
Daß man vom Liebsten, was man hat,
Muß scheiden;
Wie wohl doch nichts im Lauf der Welt
Dem Herzen ach! so sauer fällt,
Als Scheiden! ja Scheiden!
 
So dir geschenkt ein Knösplein was,
So tu' es in ein Wasserglas,
Doch wisse:
Blüht morgen dir ein Röslein auf,
Es welkt wohl schon die Nacht darauf,
Das wisse! ja wisse!
 
Und hat dir Gott ein Lieb bescheert,
Und hältst du sie recht innigwert,
Die Deine,
Es wird nur wenig Zeit wohlsein,
Da läßt sie dich so gar allein,
Dann weine! ja weine!
 
Nun mußt du mich auch recht versteh'n,
Ja recht versteh'n!
Wenn Menschen aus einander geh'n,
So sagen sie: auf Wiederseh'n! auf Wiederseh'n!

4. "Gruß seiner Treuen an Friedrich August den Gelibten"
 
Text by Richard Wagner
Music by Richard Wagner

a.
 
Im treuen Sachsenland
Ertönt die frohe Kunde,
Von Englands fernem Strand
Sein König kehrt zurück;
Sie klingt wie Jubelton,
Sie geht von Mund zu Munde,
Der Vater preist dem Sohn,
Das Kind dem Greis das Glück.
 
Refrain:
 
Sei uns gegrüßt in Deiner Lieben Mitte,
An Deiner Teuren Brust,
Treu Deiner Väter Sitte,
Nah Deines Volkes Lust,
Sei uns gegrüßt, Du Deines Volkes Lust!
 
 

b.

 
Ein Volk, so stolz, so groß,
Hat gastlich Dich empfangen,
Es stritt sich um das Los,
Dein Ehrenwirt zu sein;
Doch wenn von Ort zu Ort
Dich Ruhmesgrüß' umklangen,
Du dachtest unsrer dort,
Die Lieb' und Treu' Dir weih'n.
 
 

c.

 
In steter Lieb' und Treu'
Wir waren Dir nicht ferne,
Mit jedem Tage neu
Des Volkes Herz Dir schlug;
Die freundlich Dir gelacht,
Wir grüßten sie, die Sterne,
Wir preisen jetzt die Macht,
Die uns zurück Dich trug.

5. "L'attente"

 
Text by Vicomte Victor Marie Hugo (1802-1855), no 20 of Les Orientales (1828)
Music by Richard Wagner
 
See also:

Louis Lacombe (1818-1884)
Charles Camille Saint-Saëns
(1835-1921), 1855

Monte, écureuil, monte au grand chêne,
Sur la branche des cieux prochaine,
Qui plie et tremble comme un jonc.
Cigogne, aux vieilles tours fidèle,
Oh! vole! et monte à tire-d'aile
De l'église à la citadelle,
Du haut clocher au grand donjon.
 
Vieux aigle, monte de ton aire
A la montagne centenaire
Que blanchit l'hiver éternel;
Et toi qu'en ta couche inquiète
 
Jamais l'aube ne vit muette,
Monte, monte, vive alouette,
Vive alouette, monte au ciel!
 
Et maintenant, du haut de l'arbre,
Des flèches de la tour de marbre,
Du grand mont, du ciel enflammé,
A l'horizon, parmi la brume,
Voyez-vous flotter une plume,
Et courir un cheval qui fume,
Et revenir ma bien-aimée?

6. "Les adieux de Marie Stuart"
 
Text by Pierre Jean de Béranger (1780-1857)
Music by Richard Wagner

Adieu, charmant pays de France
Que je dois tant chérir!
Berceau de mon heureuse enfance,
Adieu! Te quitter c'est mourir!
 
Toi que j'adoptai pour patrie
Et d'où je crois me voir bannir,
Entends les adieux de Marie,
France, et garde son souvenir.
 
Le vent souffle, on quitte la plage,
Et peu touché de mes sanglots,
Dieu, pour me rendre à ton rivage,
Dieu n'a point soulevé les flots!
 
Lorsqu'aux yeux du peuple que j'aime,
Je ceignis les lis éclatants,
Il applaudit au rang suprême
Moins qu'aux charmes de mon printemps.
 
En vain la grandeur souveraine
M'attend chez le sombre Écossais;
Je n'ai désiré d'être reine
Que pour régner sur des Français.
 
France, du milieu des alarmes
La noble fille des Stuarts,
Comme en ce jour, qui voit ses larmes,
Vers toi tournera ses regards.
 
Mais, Dieu! le vaisseau trop rapide
Déjà vogue sous d'autres cieux;
Et la nuit, dans un voile humide,
Dérobe tes bords à mes yeux!
 
Adieu, charmant pays de France
Que je dois tant chérir!
Berceau de mon heureuse enfance,
Adieu! Te quitter c'est mourir!

7. "Les deux grenadiers"
 
Text by F.-A. Loeve-Veimar after Heinrich Heine (1797-1856)
Music by Richard Wagner, WWV 60 (1839-40)
 
See also:

Karl Gottlieb Reissiger (1798-1859), "Die Grenadiere", op. 95 no. 1 (in German)
Robert Alexander Schumann
(1810-1856), "Die beiden Grenadiere", op. 49 no. 1 (in German)

Longtemps captifs chez le Russe lointain,
Deux grenadiers retournaient vers la France;
Déjà leurs pieds touchent le sol germain;
Mais on leur dit: Pour vous plus d'espérance;
l'Europe a triomphé, vos braves ont vécu!
C'en est fait de la France, et de la grande armée!
Et rendant son épée,
l'Empereur est captif et vaincu!
Ils ont frémi; chacun d'eux sent tomber
des pleurs brülants sur sa mâle figure.
"Je suis bien mal" ... dit l'un, "je vois couler
des flots de sang de ma vieille blessure!"
"Tout est fini," dit l'autre, "ô, je voudrais mourir!
Mais au pays mes fils m'attendent, et leur mère,
qui mourrait de misère!
J'entends leur voix plaintive; il faut vivre et souffrir!"
"Femmes, enfants, que m'importe! Mon coeur
par un seul voeu tient encore à la terre.
Ils mendieront s'ils ont faim, l'Empereur,
il est captif, mon Empereur! ... ô frère,
écoute-moi, ... je meurs!
Aux rives que j'aimais,
rends du moins mon cadavre, et du fer de ta lance,
au soldat de la France
creuse un funèbre lit sous le soleil français!
Fixe à mon sein glacé par le trépas
la croix d'honneur que mon sang a gagnée;
dans le cerceuil couche-moi l'arme au bras,
mets sous ma main la garde d'une épée;
de là je prêterai l'oreille au moindre bruit,
jusqu'au jour, où, tonnant sur la terre ébranlée,
l'écho de la mêlée
m'appellera du fond de l'éternelle nuit!
Peut-être bien qu'en ce choc meurtrier,
sous la mitraille et les feux de la bombe,
mon Empereur poussera son coursier
vers le gazon qui couvrira ma tombe.
Alors je sortirai du cerceuil, tout armé;
et sous les plis sacrés du drapeau tricolore,
j'irai défendre encore
la France et l'Empereur, l'Empereur bien aimé."

8. "Mignonne"

Text by Pierre de Ronsard (1524-1585)
Music by Richard Wagner

Mignonne, allons voir si la rose,
Qui ce matin avait desclose
Sa robe de pourpre au soleil,
N'a point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint au vôtre pareil.
 
Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a, dessus la place,
Las! Las! ses beautés laissé cheoir!
Ô vraiment marâtre nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure,
Que du matin jusques au soir!
Or donc, écoutez-moi, Mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse:
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

9. "Tout n'est qu'images fugitives"
 
Text by Jean Reboul (1796-1864)
Music by Richard Wagner

Tout n'est qu'images fugitives;
coupe d'amertume ou de miel,
chansons joyeuses ou plaintives
abusent des lèvres fictives;
il n'est rien de vrai, que le ciel!
Tout soleil nait, s'élève et tombe;
tout trône est artificiel,
la plus haute gloire succombe,
tout s'épanouit pour la tombe,
et rien n'est brillant que le ciel!
Navigateur d'un jour d'orage,
jouet des vagues, le mortel,
repoussé de chaque rivage,
ne voit qu'écueils sur son passage,
et rien n'est calme que le ciel!

10. "Fünf Gedichte für eine Frauenstimme und Klavier"

Texts by Mathilde Wesendon(c)k (1828-1902)
Music by Richard Wagner

a) Der Engel
b) Stehe still!
c) Im Treibhaus
d) Schmerzen
e) Träume
 
 

a) Der Engel

 
In der Kindheit frühen Tagen
Hört ich oft von Engeln sagen,
Die des Himmels hehre Wonne
Tauschen mit der Erdensonne,
 
Daß, wo bang ein Herz in Sorgen
Schmachtet vor der Welt verborgen,
Daß, wo still es will verbluten,
Und vergehn in Tränenfluten,
 
Daß, wo brünstig sein Gebet
Einzig um Erlösung fleht,
Da der Engel niederschwebt,
Und es sanft gen Himmel hebt.
 
Ja, es stieg auch mir ein Engel nieder,
Und auf leuchtendem Gefieder
Führt er, ferne jedem Schmerz,
Meinen Geist nun himmelwärts!
 
 
 

b) Stehe still!

 
 
Sausendes, brausendes Rad der Zeit,
Messer du der Ewigkeit;
Leuchtende Sphären im weiten All,
Die ihr umringt den Weltenball;
Urewige Schöpfung, halte doch ein,
Genug des Werdens, laß mich sein!
 
Halte an dich, zeugende Kraft,
Urgedanke, der ewig schafft!
Hemmet den Atem, stillet den Drang,
Schweiget nur eine Sekunde lang!
Schwellende Pulse, fesselt den Schlag;
Ende, des Wollens ew'ger Tag!
Daß in selig süßem Vergessen
Ich mög alle Wonnen ermessen!
 
Wenn Aug' in Auge wonnig trinken,
Seele ganz in Seele versinken;
Wesen in Wesen sich wiederfindet,
Und alles Hoffens Ende sich kündet,
Die Lippe verstummt in staunendem Schweigen,
Keinen Wunsch mehr will das Innre zeugen:
Erkennt der Mensch des Ew'gen Spur,
Und löst dein Rätsel, heil'ge Natur!
 
 
 

c) Im Treibhaus

 
Hochgewölbte Blätterkronen,
Baldachine von Smaragd,
Kinder ihr aus fernen Zonen,
Saget mir, warum ihr klagt?
 
Schweigend neiget ihr die Zweige,
Malet Zeichen in die Luft,
Und der Leiden stummer Zeuge
Steiget aufwärts, süßer Duft.
 
Weit in sehnendem Verlangen
Breitet ihr die Arme aus,
Und umschlinget wahnbefangen
Öder Leere nicht'gen Graus.
 
Wohl, ich weiß es, arme Pflanze;
Ein Geschicke teilen wir,
Ob umstrahlt von Licht und Glanze,
Unsre Heimat ist nicht hier!
 
Und wie froh die Sonne scheidet
Von des Tages leerem Schein,
Hüllet der, der wahrhaft leidet,
Sich in Schweigens Dunkel ein.
 
Stille wird's, ein säuselnd Weben
Füllet bang den dunklen Raum:
Schwere Tropfen seh ich schweben
An der Blätter grünem Saum.
 
 
 

d) Schmerzen

 
Sonne, weinest jeden Abend
Dir die schönen Augen rot,
Wenn im Meeresspiegel badend
Dich erreicht der frühe Tod;
 
Doch erstehst in alter Pracht,
Glorie der düstren Welt,
Du am Morgen neu erwacht,
Wie ein stolzer Siegesheld!
 
Ach, wie sollte ich da klagen,
Wie, mein Herz, so schwer dich sehn,
Muß die Sonne selbst verzagen,
Muß die Sonne untergehn?
 
Und gebieret Tod nur Leben,
Geben Schmerzen Wonne nur:
O wie dank ich, daß gegeben
Solche Schmerzen mir Natur!
 
 
 

e) Träume

 
Sag, welch wunderbare Träume
Halten meinen Sinn umfangen,
Daß sie nicht wie leere Schäume
Sind in ödes Nichts vergangen?
 
Träume, die in jeder Stunde,
Jedem Tage schöner blühn,
Und mit ihrer Himmelskunde
Selig durchs Gemüte ziehn!
 
Träume, die wie hehre Strahlen
In die Seele sich versenken,
Dort ein ewig Bild zu malen:
Allvergessen, Eingedenken!
 
Träume, wie wenn Frühlingssonne
Aus dem Schnee die Blüten küßt,
Daß zu nie geahnter Wonne
Sie der neue Tag begrüßt,
 
Daß sie wachsen, daß sie blühen,
Träumed spenden ihren Duft,
Sanft an deiner Brust verglühen,
Und dann sinken in die Gruft.

11. "Sieben Kompositionen zu Goethes Faust"
 
Texts by Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), from Faust
Music by Richard Wagner, op.5

a) Lied der Soldaten
b) Bauern unter der Linde
c) Branders Lied
d) Lied des Mephistopheles I
e) Meine Ruh ist hin
f) Melodram Gretchens
g) Lied des Mephistopheles II 

a) Lied der Soldaten
 
 
Burgen mit hohen
Mauern und Zinnen,
Mädchen mit stolzen,
höhnenden Sinnen
möcht' ich gewinnen!
Kühn ist das Mühen,
herrlich der Lohn!
Und die Trompete
lassen wir werben,
wie zu der Freude,
so zum Verderben.
Das ist ein Stürmen!
Das ist ein Leben!
Mädchen und Burgen
müssen sich geben.
Kühn ist das Mühen,
herrlich der Lohn!
Und die Soldaten
ziehen davon.
 
 

b) Bauern unter der Linde

 
Der Schäfer putzte sich zum Tanz
mit bunter Jacke, Band und Kranz,
schmuck war er angezogen.
Schon um die Linde war es voll
und alles tanzte schon wie toll.
Juchhe! Juchhe!
Juchheisa! Heisa! He!
So ging der Fiedelbogen.
 
Er drückte hastig sich heran,
da stieß er an ein Mädchen an
mit seinem Ellenbogen.
Die frische Dirne kehrt sich um
und sagte: nun das find' ich dumm!
Juchhe! Juchhe!
Juchheisa! Heisa! He!
Seid nicht so ungezogen.
 
Doch hurtig in dem Kreise ging's,
sie tanzten rechts, sie tanzten links
und all Röcke flogen.
Sie wurden rot, sie wurden warm
und ruhten atmend Arm in Arm.
Juchhe! Juchhe!
Juchheisa! Heisa! He!
Und Hüft' an Ellenbogen.
 
Und tu' mir doch nicht so vertraut!
Wie Mancher hat nicht seine Braut
belogen und betrogen!
Er schmeichelte sie doch bei Seit'
und von der Linde scholl es weit!
Juchhe! Juchhe!
Juchheisa! Heisa! He!
Geschrei und Fiedelbogen.
 
 

c) Branders Lied

 
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Es war eine Ratt' im Kellernest,
Lebte nur von Fett und Butter,
Hatt' sich ein Ränzlein angemäst't,
Als wie der Doctor Luther.
Die Köchin hatt' ihr Gift gestellt;
Da ward's so eng' ihr in der Welt,
Als hätt' sie Lieb im Leibe.
 
Sie fuhr herum, sie fuhr heraus
Und soff aus allen Pfützen,
Zernagt', zerkratzt' das ganze Haus,
Wollt' nichts ihr Wüthen nützen;
Sie tät gar manchen Ängstesprung,
Bald hatt' das arme Tier genung
Als hätt' sie Lieb im Leibe.
 
Sie kam vor Angst am hellen Tag
Der Küche zugelaufen,
Fiel an den Herd und zuckt' und lag,
Und tät erbärmlich schnaufen.
Da lachte die Vergift'rin noch:
Ha! sie pfeift auf dem letzten Loch,
Als hätt' sie Lieb im Leibe.
 
 

d) Lied des Mephistopheles I

 
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Es war einmal ein König,
Der hatt' einen großen Floh,
Den liebt' er gar nicht wenig,
Als wie seinen eig'nen Sohn.
Da rief er seinen Schneider,
Der Schneider kam heran;
"Da, miß dem Junker Kleider
Und miß ihm Hosen an!"
 
In Sammet und in Seide
War er nun angetan,
Hatte Bänder auf dem Kleide,
Hatt' auch ein Kreuz daran,
Und war sogleich Minister,
Und hatt einen großen Stern.
Da wurden seine Geschwister
Bei Hof auch große Herrn.
 
Und Herrn und Frau'n am Hofe,
Die waren sehr geplagt,
Die Königin und die Zofe
Gestochen und genagt,
Und durften sie nicht knicken,
Und weg sie jucken nicht.
Wir knicken und ersticken
Doch gleich, wenn einer sticht.
 
 
 

e) Meine Ruh ist hin

 
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Meine Ruh' ist hin,
Mein Herz ist schwer,
Ich finde sie nimmer
Und nimmermehr.
 
Wo ich ihn nicht hab
Ist mir das Grab,
Die ganze Welt
Ist mir vergällt.
 
Mein armer Kopf
Ist mir verrückt,
Mein armer Sinn
Ist mir zerstückt.
 
Nach ihm nur schau ich
Zum Fenster hinaus,
Nach ihm nur geh ich
Aus dem Haus.
 
Sein hoher Gang,
Sein' edle Gestalt,
Seine Mundes Lächeln,
Seiner Augen Gewalt,
 
Und seiner Rede
Zauberfluß,
Sein Händedruck,
Und ach, sein Kuß!
 
Mein Busen drängt sich
Nach ihm hin.
[Ach] dürft ich fassen
Und halten ihn,
 
Und küssen ihn,
So wie ich wollt,
An seinen Küssen
Vergehen sollt!
 
 
 

f) Melodram Gretchens

 
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Ach neige,
Du Schmerzenreiche,
Dein [Antlitz gnädig] meiner Not!
 
Das Schwert im Herzen,
Mit tausend Schmerzen
Blickst auf zu deines Sohnes Tod.
 
Zum Vater blickst du,
Und Suefzer schickst du
Hinauf um sein' und deine Not.
 
Wer fühlet,
Wie wühlet
Der Schmerz mir im Gebein?
Was mein armes Herz hier banget,
Was es zittert, was verlanget,
Weißt nur du, nur du allein!
 
Wohin ich immer gehe
Wie weh, wie weh, wie wehe
Wird mir im Busen hier!
Ich bin, ach, kaum alleine,
Ich wein', ich wein', ich weine,
Das Herz zerbricht in mir.
 
Die Scherben vor meinem Fenster
Betaut' ich mit Tränen, ach!
Als ich am frühen Morgen
Dir diese Blumen brach.
 
Schien hell in meine Kammer
Die Sonne früh herauf,
Saß ich in allem Jammer
In meinem Bett schon auf.
 
Hilf! Rette mich von Schmach und Tod!
Ach neige,
Du Schmerzenreiche,
Dein Antlitz gnädig meiner Not!
 
 
 

g) Lied des Mephistopheles II

 
 
Was machst du mir
vor Liebchens Tür,
Kathrinchen, hier
bei frühem Tagesblicke?
Laß, laß es sein!
Er läßt dich ein,
als Mädchen ein,
als Mädchen nicht zurücke.
Nehmt euch in Acht!
Ist es vollbracht,
dann gute Nacht
ihr armen, armen Dinger!
Habt ihr euch lieb,
tut keinem Dieb
nur nichts zu Lieb',
als mit dem Ring am Finger.

- Karadar Bertoldi Ensemble - Studio Informatico Anesin -